Emmanuelle Grangier

robot2-moi-aplatEmmanuelle Grangier est née à Paris, vit au Brusc et travaille entre Marseille et Bruxelles. Elle est artiste et docteur en art et sciences de l’art (Le bug : une esthétique de l’accident). Elle travaille à croiser différentes écritures, cinématographique, vidéo, performative, chorégraphique, dramaturgique, interactive, générative et différents espaces comme ceux de l’installation et du plateau. Elle s’intéresse à l’émergence de nouvelles formes d’altérité et aux relations singulières qu’elles font naître.
Son travail a été présenté au Centre Georges Pompidou (cycle “cinéma de demain“), aux Instants Vidéo, au festival de danse contemporaine de Chamberry, au festival Tout court d’Aix-en-Provence, au festival Vision in the Nunnery à Londres, au symposium computationnal Aesthetics à Lisbonne, au festival Bains Numériques d’Enghien-les-Bains, au 104 à Paris, au festival Scopitone à Nantes.… et au festival VIA 2014.

Arnaud Revel

arnaudArnaud Revel, né en 1970, est Professeur en Informatique à l’Université de La Rochelle. Il a passé sa thèse en 1997 sur un sujet interdisciplinaire mélant robotique, informatique et neurobiologie : le but était de développer une architecture neuronale générique, inspirée par la neurobiologie, qui permette à un robot mobile autonome de naviguer dans un environnement a priori inconnu en utilisant une caméra comme source principale d’information. Après sa thèse il a été engagé comme Maître de conférences à l’ENSEA (1998) au sein du laboratoire ETIS (Cergy-Pontoise). L’architecture proposée pendant la thèse a été étendue pour permettre la planification des actions. Cherchant à étendre ses travaux sur l’apprentissage autonome à l’imitation, vu comme une méthode d’apprentissage « social », il a entamé une collaboration avec J.Nadel, psychologue du développement. A cette époque il a aussi commencé à travailler sur les systèmes multi-agents utilisés pour la recherche d’informations sur Internet. En 2006, il a effectué une délégation de 2 ans au CNRS au sein du Centre Émotion de la Pitié Salpêtrière. Le projet était de comprendre et modéliser les mécanismes de développement pour appréhender comment un robot autonome peut interagir socialement et maintenir une certaine « identité propre » au cours de son évolution. En 2009, il a été recruté comme Professeur à l’Université de La Rochelle, au sein du laboratoire L3I, où il a exercé successivement les responsabilités de directeur adjoint, de directeur de l’école doctorale S2IM et de responsable du Master ICONE

Christine Niclas

christineChristine Niclas est danseuse, artiste chorégraphique et enseignante. Née à La Ciotat, elle se forme au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris puis mène un parcours éclectique dans différentes compagnies (avec Wayne Barbaste, Ramon Oller, Frédéric Lescure), à l’Opéra (avec Philippe Arlaud, Omar Porras / Festival de Bayreuth, Baden-Baden, Théâtre Marinsky, Opéra de Strasbourg, de Lausanne…), et sur des projets de créations transversaux, comme avec Ana Yerno (flamenco) et Emmanuelle Grangier (art numérique).

Norbert Hillaire

robotika_etude1Essayiste, théoricien de l’art et des technologies, artiste, Norbert Hillaire est professeur à l’université de Nice Sophia Antipolis et directeur de recherches à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il préside l’association « les murs ont des idées », spécialisée dans le design de services. Dernière publication, L’art dans le Tout Numérique, Art Press 2 (N° 29). La fin de la Modernité sans fin, aux éditions Harmattan (2013). A paraître, Réparer le Monde, (la révolution de l’impression 3D) éditions Scala, 2014. Prochaine exposition, Photomobiles 2014 médiathèque-CDA Enghien-les-Bains, Mai-Juin 2014.

Elise Aspord

Elise Aspord est née à Paris et vit à Clermont-Ferrand. Docteur en Histoire de l’art, « spécialiste » de l’art et des nouveaux médias (L’Art évolutif et comportemental, thèse Paris X-Nanterre, 2007), elle est actuellement chercheuse au laboratoire Communication et Solidarité de l’UFR LACC, Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. Elle a récemment participé à des publications collectives à la fois en tant que directrice de publication Epistémologie de la communication scientifique (-titre provisoire-, CNRS Edition, prévision septembre 2014) ou en tant qu’auteur « Les Savanturiers : Essai sur les chercheurs d’art du XXIème siècle » (in Art et Science, Edition Hermès, 2012) ; « De l’au-delà vers l’infini du noir : « Hostage » (Otage, 2010), la peinture la plus noire au monde » (in Le noir, couleur dangereuse ou transgressive ?, tome 2, Ed. Le Manuscrit, 2011). Elle est par ailleurs également impliquée auprès de divers acteurs du culturel (festival VIDEOFORMES, Clermont-Ferrand) et de l’innovation sociale (Epicentre Cowork Clermont ; ESC Pau).

Laure Limongi

Laure Limongi est née à Bastia et vit à Paris. Elle est écrivain, éditeur (Laureli) et enseigne la création littéraire – en particulier à l’école supérieure d’art du Havre en 2013-2014. Elle a récemment publié Soliste (Inculte, 2013), une fiction autour de la légende du musicien Glenn Gould et un essai littéraire, Indociles (Éditions Léo Scheer, 2012), sur Denis Roche, Hélène Bessette, Kathy Acker et B.S. Johnson. Elle a notamment collaboré avec Pierre Henry, Fanette Mellier, Olivier Mellano, Thomas Lélu.

Pierre-Yves Oudeyer

SONY DSCPierre-Yves Oudeyer, directeur de recherche à Inria, explore comment les robots peuvent nous aider à comprendre l’homme.
Lauréat du programme européen ERC, il a joué un rôle pionnier dans l’étude des mécanismes de la curiosité, en les modélisant sur des robots capables d’apprendre à interagir avec leur environnement, et d’inventer leur propre langage.
Son équipe (Flowers), qu’il a créée en 2008, a récemment développé le robot humanoïde Poppy, imprimé en 3D et open-source, pour la science, l’éducation et l’art.

Joffrey Becker

Joffrey Becker est docteur en anthropologie sociale et ethnologie de l’Ehess, membre de la plateforme de recherche Artmap et du collectif Save As Draft. Ses recherches portent sur la robotique et plus particulièrement sur les représentations de la nature véhiculées par les robots. Conduites à partir d’une enquête portant sur les procédures permettant de construire des robots humanoïdes et sur les processus mentaux que ces derniers mettent en route lors de leurs performances, en situation expérimentale ou de jeu, ces recherches ont donné lieu à la publication de plusieurs articles (notamment dans les revues Gradhiva n°13, n°15, et Tracés n°22), ainsi qu’à l’écriture d’un ouvrage à paraître aux Presses Universitaires de Paris Ouest (Humanoïdes, Expérimentations croisées entre arts et sciences).